Il n’existe pas un bordeaux mais trois, et c’est ce qui fait rater la couleur à la rentrée

Trois tricots côtelés en nuances de bordeaux et vin sur lin écru froissé

Il n’existe pas un bordeaux mais trois, et c’est ce qui fait rater la couleur à la rentrée

Le bordeaux est partout en vitrine depuis fin août, et la plupart des femmes qui l’essaient en cabine reposent la pièce en se trouvant « trop habillées » ou « trop pâles ». Le problème n’est presque jamais la couleur : c’est la nuance choisie, la matière, et surtout l’ordre dans lequel on l’introduit dans une garde-robe déjà constituée. Voici la méthode en trois paliers, de l’accessoire au camaïeu, avec les repères concrets pour savoir quel bordeaux est le vôtre.

Il n’existe pas un bordeaux, mais trois

C’est le point que les guides de rentrée passent systématiquement sous silence : sous l’étiquette « bordeaux », les enseignes vendent au moins trois familles de pigments qui ne donnent pas du tout le même résultat sur la peau.

  • Le bordeaux prune, tirant sur le violine, avec des pigments froids et une pointe de bleu.
  • Le bordeaux brique, ou lie-de-vin chaud, où le rouge est chargé de brun et d’auburn.
  • Le bordeaux profond, presque neutre, le plus proche du vin classique, qui se comporte à peu près comme un noir coloré.

La règle des sous-tons, largement documentée par les analyses de colorimétrie publiées en ligne, s’applique ici sans mystère. Regardez vos veines à l’intérieur du poignet, à la lumière du jour : plutôt bleutées ou violettes, votre sous-ton est froid et le bordeaux prune vous ira comme une évidence. Plutôt vertes, votre sous-ton est chaud et c’est le bordeaux brique qui va réchauffer le visage. Le bordeaux profond, lui, fonctionne sur à peu près toutes les carnations, ce qui en fait le meilleur point d’entrée quand on hésite.

Non, il ne faut pas « le bon teint » pour porter du bordeaux

L’idée reçue circule beaucoup, y compris sur des sites qui déconseillent le bordeaux aux teints clairs sous prétexte qu’il les « écraserait ». C’est un raccourci. Une couleur profonde n’écrase pas un teint clair par nature : elle crée un contraste, et un teint porcelaine est justement une carnation à fort contraste naturel, qui supporte très bien les valeurs sombres. Ce qui rate, sur une peau claire, c’est un bordeaux brique très orangé, qui va tirer le teint vers le gris parce que le pigment chaud entre en concurrence avec les rosés de la peau. Changez pour un prune et l’effet s’inverse.

Deux repères simples valent mieux qu’une théorie. Devant le miroir de la cabine, remontez la pièce sous le menton et regardez uniquement les cernes et le pourtour de la bouche : si la zone se creuse et jaunit, la nuance est mauvaise, pas la couleur. Deuxième repère, la distance : un bordeaux qui vous plaît sur le cintre mais que vous n’avez pas envie de garder près du visage est probablement un bordeaux de bas de silhouette, à porter en pantalon ou en jupe plutôt qu’en pull.

Palier 1 : l’accessoire, sur une tenue entièrement neutre

C’est l’étape que tout le monde saute, et c’est celle qui décide de la suite. Une ceinture, un sac, une écharpe fine ou une paire de mocassins bordeaux, posés sur un jean brut, un pantalon écru ou un trench beige. L’intérêt n’est pas décoratif : c’est un test grandeur nature, sur une semaine de bureau, pour voir quelle nuance vous accrochez vraiment le regard le matin. Chez Zara, Mango ou Promod, qui déclinent largement la couleur cette rentrée, l’accessoire coûte entre 20 et 50 € et vous évite de vous tromper sur un manteau à 300 €.

Comptez une à deux semaines à ce palier. Le signe qu’il est temps de passer au suivant : vous commencez à trouver la tenue fade les jours où vous ne mettez pas l’accessoire.

Palier 2 : une pièce, entourée de neutres

Un pull en maille, une jupe midi, un blazer ou un pantalon droit. Une seule pièce bordeaux, tout le reste en écru, gris, marine ou camel. C’est là qu’intervient la règle de proportion que personne n’explicite pour cette couleur : plus la pièce bordeaux est volumineuse, plus le reste doit être ajusté. Un manteau ample ou un blazer oversize bordeaux appelle un pantalon fuselé et une chaussure fine ; l’inverse, un bordeaux ample en haut ET en bas, produit exactement l’effet « costume de soirée » que les lectrices redoutent en cabine.

Une créatrice mode y montre comment porter des collants bordeaux en version jour et en version soir, illustrant concrètement les nuances du bordeaux évoquées dans l’article.

@lesperlesdebrunette

Réponse à @gldm197 comment porter les collants Bordeaux ? Une option outfit de jour et un outfit de soir ❤️ On va attendre encore un peu avant d’oser le rouge 😂 How yo style burgundy tights (2 options: day & night) #burgundytights #collantsbordeaux #collantsrouge #redtightsoutfit #outfitchallenge #styletips

♬ son original – Celia ✨ Brunette

Pour la pièce statement, les maisons françaises que vous suivez déjà (Sézane, Rouje, Ba&sh) proposent chaque automne des mailles et des vestes dans cette gamme, avec des matières qui tiennent mieux la couleur dans le temps. Mais rien n’oblige à commencer par là : un pull Monoprix ou Mango bien coupé remplit parfaitement la fonction du palier 2.

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La matière compte autant que la nuance

Deux pulls bordeaux identiques à l’écran n’ont rien à voir une fois portés. Une laine bouillie, un velours côtelé ou une flanelle absorbent la lumière : la couleur paraît plus sombre, plus feutrée, et la silhouette se resserre visuellement. Un satin, un cuir ou une dentelle réfléchissent au contraire la lumière, révèlent les reflets violacés ou cuivrés du pigment et rendent la couleur beaucoup plus présente.

La traduction pratique est simple. Une matière mate pour les grandes surfaces, une matière brillante pour les petites. Un manteau ou un pantalon large : laine, velours côtelé, maille cachemire. Une jupe courte, un top, une chaussure, un sac : cuir, satin, vernis. C’est aussi ce qui sépare un bordeaux « signature » d’un bordeaux qui fait déguisement : un polyester brillant sur une pièce volumineuse sature la couleur et lui donne un aspect costume, là où la même nuance en laine mate passe pour un basique.

Palier 3 : les associations, et celles qu’on n’attend pas

Cognac, vert forêt, camel, écru : ces mariages fonctionnent, mais ils sont déjà partout et ils gardent le bordeaux dans son registre automnal sage. Les propositions vues sur les défilés automne-hiver 2026-2027 vont plus loin, et c’est là que la couleur devient intéressante. Bordeaux et lilas, d’abord : deux valeurs proches sur le cercle chromatique, l’une profonde, l’autre pâle, qui créent un contraste doux très flatteur près du visage. Bordeaux et rose poudré ensuite, sur le même principe. Et pour les plus joueuses, bordeaux et bleu électrique, à doser en petite touche (une chaussure, un sac) sous peine d’effet équipe sportive.

Le camaïeu, lui, demande une précaution : ne jamais superposer deux bordeaux de familles différentes. Un prune sur un brique donne une impression de vêtements dépareillés. Restez dans une seule famille de pigments, en jouant sur les matières pour créer la variation.

Le bordeaux commence sous les vêtements

C’est l’angle que les dossiers rentrée oublient complètement, alors que c’est souvent le palier le plus facile. Un ensemble bordeaux en dentelle, porté sous un chemisier blanc légèrement transparent ou sous une maille fine, vous fait vivre la couleur pendant une semaine sans aucun risque de faux pas visible. Et c’est un vrai plaisir de tiroir un mardi matin, quand rien d’autre dans la tenue ne bouge.

Le bordeaux est d’ailleurs l’une des teintes que les maisons françaises réussissent le mieux en dentelle, parce que la profondeur du pigment révèle le dessin du motif. Lise Charmel, RougeGorge ou Lou déclinent régulièrement cette gamme, et la mention du label Dentelle de Calais-Caudry®, protégé par la Fédération Française des Dentelles et Broderies, reste le repère le plus fiable pour distinguer une vraie dentelle Leavers d’une dentelle industrielle qui va grisonner au troisième lavage. Sur un bordeaux, la qualité de la dentelle se voit immédiatement à la tenue de la couleur. Du côté des maisons plus confidentielles, Maison Finou travaille aussi la dentelle de Calais dans une logique écoresponsable.

Par quoi commencer ce week-end

Ouvrez votre penderie et repérez ce que vous portez le plus souvent en neutre : un jean brut, un pantalon écru, un trench. C’est votre base de test. Ajoutez-y un seul élément bordeaux, en commençant par la nuance profonde si vous hésitez sur votre sous-ton, et portez la tenue trois fois avant d’acheter quoi que ce soit d’autre. Avec la Fashion Week de Paris qui s’ouvre fin septembre et va installer la couleur pour de bon dans les vitrines, vous aurez tout l’automne pour monter d’un palier, dans l’ordre, sans jamais avoir l’impression de porter un costume.

Le mot de la fin : Il n’existe pas un bordeaux mais trois, et c’est ce qui fait rater la couleur à la rentrée
Un seul bouton fermé, dix centimètres de laçage visibles, un bas volontairement ...
Le test du pli en X, le croisé qui pardonne, la longueur ...
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Margot Vanhell

Je m'appelle Margot, née sous le signe de la Vierge un beau jour de septembre 1983 à Nice, une ville baignée de soleil et d'art. Dès mon plus jeune âge, je me suis passionnée pour l'expression créative sous toutes ses formes, un trait qui a façonné mon parcours.

À l'adolescence, j'ai découvert le monde de la mode. J'étais fascinée par la manière dont les vêtements peuvent transformer une personne, raconter une histoire, exprimer une émotion. Cela m'a conduite à explorer la photographie, capturant les instants éphémères de beauté dans la vie quotidienne.

Ma curiosité pour la sensualité, sexualité et l'érotisme s'est éveillée naturellement. Je voyais dans ces thèmes une forme d'art profondément humaine, un moyen d'explorer les aspects les plus intimes de notre être. J'ai alors commencé à écrire, d'abord timidement, puis avec de plus en plus de confiance. Mes textes parlaient de désirs, de plaisirs, d'intimité, toujours avec une touche d'élégance et de respect.

Après mes études, j'ai commencé à publier sur des sites web et autres médias en ligne en tant que rédactrice web. Mon travail consiste à créer des contenus qui éveillent l'intérêt, qui invitent à la réflexion et à l'exploration de soi. J'aime penser que mes écrits peuvent inspirer, éduquer, et parfois même aider les autres à s'accepter et à s'épanouir.

Le fitness est devenu une partie importante de ma vie. Il me permet de maintenir un équilibre entre mon corps et mon esprit, de me sentir forte et en harmonie. Chaque séance est un moment pour moi, un instant pour me connecter à moi-même.

Ma vie est un mélange de passion, d'expression et de quête de bien-être. Chaque jour est une opportunité de découvrir, d'apprendre et de grandir. Je suis Margot, une âme créative et curieuse, toujours en quête de beauté et de vérité dans les aspects les plus intimes de la vie.

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