Après la rentrée, le seul créneau qui manque à votre agenda, c’est vous

Gros plan d'une main allumant une lampe de chevet vintage, draps en lin froissés en arrière-plan, chambre dans la pénombre
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Se faire plaisir seule ne demande pas de trouver du temps libre, ça demande de bloquer un créneau. Une date dans l’agenda, une heure devant soi, une séquence pensée (lumière, matière, temps long) plutôt qu’un quart d’heure expédié avant de s’endormir. Mi-septembre, au moment exact où la rentrée est calée pour tout le monde sauf pour vous, c’est le geste le plus concret à poser.

Mi-septembre, vous êtes la dernière ligne de votre propre planning

Les cartables sont remplis, le tableau des activités du mercredi est arbitré, les dossiers de rentrée sont bouclés, les rendez-vous médicaux pris. Tout le monde a son créneau. Trois semaines que l’organisation tourne sur votre tête, et la seule chose qui n’a pas été inscrite nulle part, c’est vous.

Ce n’est pas une question de volonté ni d’envie. C’est une question de file d’attente : l’attention à soi est la variable d’ajustement, celle qu’on repousse parce qu’elle n’a pas de deadline extérieure. Personne ne vous rappelle à l’ordre si vous sautez votre tour. Un créneau bloqué vaut toujours mieux qu’un créneau libre qui n’arrive jamais.

Septembre a aussi ceci de particulier qu’il ferme la parenthèse de l’été. Le corps sort de deux mois de peau nue, de maillot, de chaleur, et il se recouvre. Le retour aux collants, aux pulls, aux journées de bureau crée une distance physique qu’on ne nomme jamais. Le rituel d’automne n’est pas un cocooning interchangeable, c’est une reprise de contact.

Le geste-symptôme : couper la lumière à 22h30

Vous voyez le scénario. Les enfants dorment enfin, le conjoint est devant un match ou une série, l’appartement est calme pour la première fois depuis 7 heures du matin. Et le moment qu’on s’accorde dure douze minutes, dans le noir, à moitié pressée, avec une petite voix qui souffle qu’il faudrait dormir parce que le réveil sonne à 6h20.

Ce geste-là, couper la lumière et faire vite, n’est pas un manque d’envie. C’est de la gestion de temps appliquée à quelque chose qui ne s’en accommode pas. Expédier le moment, c’est le symptôme de la rentrée, pas une solution, et le résultat est mécanique : on en ressort avec l’impression d’avoir coché une case de plus, pas d’avoir reçu quelque chose.

La différence entre les deux tient à la durée et au relâchement. Les articles santé grand public, chez Allo Docteurs ou Doctissimo notamment, décrivent depuis des années la même mécanique de dopamine, d’ocytocine et d’endorphines à l’œuvre dans le plaisir solitaire. Ce que ces vulgarisations rappellent surtout, c’est qu’un corps sous tension, pressé par une horloge mentale, n’entre pas dans cet état. Le temps long ne rallonge pas le plaisir, il en change la nature.

Chaque semaine, je partage dans la newsletter Addict Beauté ce qui ne tient pas dans un article : les matières qui valent leur prix, les coupes qui tiennent vraiment la journée, et les petits rituels qu’on s’accorde sans les annoncer à personne. C’est intime, court, et ça arrive le dimanche soir, exactement quand on a besoin de penser à soi.

Traitez-le comme un rendez-vous professionnel

Voilà l’idée qui change la pratique : appliquer à ce moment les règles que vous appliquez à n’importe quel rendez-vous que vous ne voudriez pas décaler. La presse lifestyle parle depuis deux ou trois ans de « rendez-vous avec soi-même », mais toujours en version agenda, bilan mensuel et marche en forêt. Rarement en version corps.

Les codes sont pourtant transposables tels quels. Un créneau fixe : un soir précis, une heure précise, inscrit dans l’agenda partagé avec un intitulé neutre si besoin. Une durée réservée : une heure, pas vingt minutes. Une règle de non-déplacement : on ne l’annule pas parce qu’un dossier traîne, on le reporte au plus tard au lendemain, comme un rendez-vous professionnel qu’on ne peut pas laisser tomber. Un rendez-vous qu’on ne déplace pas se prépare en amont, et cette préparation fait la moitié du travail.

Ce pin, intitulé « Vivre pour soi | être libre », illustre justement l’idée de s’accorder du temps et de la liberté pour soi-même, en écho direct au message de l’article sur le créneau à se réserver après la rentrée.

Préparer, ici, ça veut dire des choses très prosaïques : téléphone en mode avion et posé dans une autre pièce, porte fermée, bougie déjà sortie, lingerie déjà choisie. Rien de ce qui vous ramènerait à l’organisation ne doit rester à portée de main.

Le déroulé en trois temps

1. La lumière et l’espace (dix minutes)

Pas le plafonnier, pas le noir complet. Une lampe de chevet, une guirlande, une bougie à note boisée (bois de santal, cèdre, lavande pour celles que les sillages sucrés saturent). La lumière basse a un rôle simple : elle réduit le champ visuel et, avec lui, la liste des choses à faire qui traînent dans la pièce. On range le linge qui dépasse du fauteuil, on tire la couette. Dix minutes, pas plus.

2. La matière et le toucher (quinze à vingt minutes)

C’est le temps que tout le monde saute. Un bain, ou simplement une douche longue puis une crème appliquée lentement, puis un vêtement choisi pour la sensation qu’il donne sur la peau, pas pour l’effet qu’il produirait sur quelqu’un d’autre.

3. Le temps long, sans minuteur mental

Le reste appartient à ce que vous avez envie de faire : un livre, une playlist, un accessoire si vous en utilisez un, ou rien de tout ça. La seule consigne est de ne pas regarder l’heure. Si vous avez bloqué une heure, l’heure est à vous entièrement, y compris si vous vous endormez à la fin.

La matière, le déclencheur qu’on oublie

On parle toujours bougie et bain, jamais tissu. C’est dommage, parce que la peau est le premier canal à répondre. Une règle simple pour choisir : privilégiez les matières à texture lisible, celles dont le contact se perçoit nettement plutôt que celles qui se font oublier. La peau enregistre la texture bien avant que la tête ne lâche prise, et c’est ce décalage qui sert d’entrée en matière.

Trois familles fonctionnent particulièrement bien. La soie, glissante et thermorégulante, pour un caraco ou un kimono court : on en trouve chez Ysé ou Livy, et en satin de polyester bien tombé chez Etam pour un budget plus doux. La dentelle de Calais-Caudry, chez Simone Pérèle, Aubade ou Lise Charmel, dont le relief se perçoit immédiatement au bout des doigts. Le coton brossé ou le jersey épais, chez Monoprix ou Chantelle, pour celles que la dentelle irrite ou distrait.

Le critère de choix n’est pas le décolleté ni l’effet dans le miroir. C’est la question suivante : est-ce que je sens cette matière quand je bouge ? Si la réponse est non, ce n’est pas la bonne pièce pour ce soir-là.

Le sujet qu’on hésite à googler franchement

Il faut le dire simplement : beaucoup de femmes hésitent à chercher ce sujet en ligne, parce que les résultats oscillent entre le développement personnel aseptisé et les sites explicites, sans rien au milieu. Cette hésitation-là est plus fréquente que le sujet lui-même n’est rare.

Les enquêtes Ifop consacrées à la sexualité des Françaises, menées en 2017 puis en 2021, documentent d’ailleurs une progression nette des déclarations de pratique du plaisir solitaire sur cette période, d’environ quatre femmes sur dix à plus d’une sur deux. Ce que ces chiffres disent surtout, c’est que la pratique était déjà là avant ; c’est la parole qui a bougé.

La culpabilité tombe dès la deuxième fois, presque jamais à la première, et c’est la seule raison pour laquelle il faut poser deux dates, pas une. La première sert à passer la gêne, la seconde à profiter.

À faire ce soir, en deux minutes

Ouvrez votre agenda maintenant et posez deux créneaux d’une heure sur les quinze prochains jours, un jeudi et un dimanche par exemple, avec un intitulé qui ne regarde que vous. Sortez dès ce soir la bougie et la pièce de lingerie que vous porterez, et posez-les ensemble quelque part de visible. C’est ce petit tas préparé à l’avance, plus que la bonne intention, qui fera que le rendez-vous aura lieu.

Félicitations!

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Le mot de la fin : Après la rentrée, le seul créneau qui manque à votre agenda, c’est vous
Image de Margot Vanhell
Margot Vanhell

Je m'appelle Margot, née sous le signe de la Vierge un beau jour de septembre 1983 à Nice, une ville baignée de soleil et d'art. Dès mon plus jeune âge, je me suis passionnée pour l'expression créative sous toutes ses formes, un trait qui a façonné mon parcours.

À l'adolescence, j'ai découvert le monde de la mode. J'étais fascinée par la manière dont les vêtements peuvent transformer une personne, raconter une histoire, exprimer une émotion. Cela m'a conduite à explorer la photographie, capturant les instants éphémères de beauté dans la vie quotidienne.

Ma curiosité pour la sensualité, sexualité et l'érotisme s'est éveillée naturellement. Je voyais dans ces thèmes une forme d'art profondément humaine, un moyen d'explorer les aspects les plus intimes de notre être. J'ai alors commencé à écrire, d'abord timidement, puis avec de plus en plus de confiance. Mes textes parlaient de désirs, de plaisirs, d'intimité, toujours avec une touche d'élégance et de respect.

Après mes études, j'ai commencé à publier sur des sites web et autres médias en ligne en tant que rédactrice web. Mon travail consiste à créer des contenus qui éveillent l'intérêt, qui invitent à la réflexion et à l'exploration de soi. J'aime penser que mes écrits peuvent inspirer, éduquer, et parfois même aider les autres à s'accepter et à s'épanouir.

Le fitness est devenu une partie importante de ma vie. Il me permet de maintenir un équilibre entre mon corps et mon esprit, de me sentir forte et en harmonie. Chaque séance est un moment pour moi, un instant pour me connecter à moi-même.

Ma vie est un mélange de passion, d'expression et de quête de bien-être. Chaque jour est une opportunité de découvrir, d'apprendre et de grandir. Je suis Margot, une âme créative et curieuse, toujours en quête de beauté et de vérité dans les aspects les plus intimes de la vie.

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