Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, à 3h du matin, les horloges reculent sur 2h : une heure de sommeil en plus, et la nuit qui tombera désormais vers 17h30. Plutôt que de lire ça comme l’annonce d’une panne de désir, autant le prendre pour ce que c’est : un créneau qui s’ouvre. Le dimanche soir devient le moment le plus disponible de la semaine, et c’est à peu près la seule chose que ce changement d’heure vous offre gratuitement.
Ce que change vraiment la nuit du 24 au 25 octobre
Le passage à l’heure d’hiver tombe toujours le dernier dimanche d’octobre. Cette année, c’est le 25, soit la date la plus précoce que ce basculement puisse occuper. Concrètement : vous gagnez une heure au réveil, et vous perdez une heure de clarté en fin de journée. Dès le dimanche soir, le salon est dans la pénombre avant même que le dîner soit lancé. Pour qui rentre du bureau dans le noir toute la semaine, ce dimanche-là a quelque chose de particulier : la soirée commence trois heures avant l’heure habituelle du coucher.
Rappelons au passage que l’abandon du changement d’heure, voté par le Parlement européen en 2019, n’a jamais été mis en œuvre faute d’accord entre les États membres. Autrement dit, ce rendez-vous d’octobre fait partie du décor pour un moment encore, et on peut aussi bien décider de s’en servir.
Le récit de la libido en chute, et ce qu’il oublie de dire
Chaque automne, la même histoire revient dans la presse santé. Les articles publiés par Qare ou Futura-Sciences décrivent un mécanisme documenté : moins de lumière reçue, moins de sérotonine disponible, et des variations saisonnières de testostérone observées en population. Blick a relayé de son côté l’avis de sexologues sur ces baisses de désir automnales. Rien de tout cela n’est faux.
Ce que ces articles ne disent pas toujours, c’est qu’une tendance statistique n’est pas un pronostic personnel. On voit circuler un chiffre, une baisse de désir chez un couple sur trois, sans période de mesure ni échantillon clairement indiqués. Un chiffre sans date ni méthode ne décrit pas votre vie de couple, il décrit un article. Et le lire comme un diagnostic a un effet pervers : on commence à chercher en soi une panne qu’on n’avait pas forcément remarquée.
Le changement d’heure ne déprogramme pas le désir. Il déplace un créneau. C’est très différent, et beaucoup plus simple à traiter.
Le créneau 18h-coucher, ou ce que Netflix a avalé
Cette vidéo de Quotidien revient sur la baisse de libido en couple (34% des femmes concernées après un an de relation) et donne des pistes concrètes pour raviver la flamme, en écho direct aux conseils pratiques de l’article pour profiter du créneau de désir décalé par le changement d’heure.
@quotidienofficiel 34 % des femmes qui vivent en couple ont une libido en berne après un an de relation. Comment raviver la flamme ? 🔥 #maiamazaurette #opheliemeunier #couple #libido #flamme #relationship #relations #viedecouple
Faites le compte : un dimanche d’octobre, entre le moment où la lumière du jour disparaît et celui où vous éteignez, il reste quatre bonnes heures. Dans la majorité des foyers, ces heures sont occupées par un écran, parce que c’est le remplissage le plus facile du monde. Le problème n’est pas Netflix, c’est son élasticité : une série ne finit jamais vraiment, elle enchaîne, et le créneau le plus disponible de la semaine se remplit tout seul sans que personne ait rien décidé.
Le hygge que tout le monde cite depuis cinq ans ne consiste pas à empiler bougie, plaid et boisson chaude comme une liste de courses. Il consiste à rendre un moment délibéré. Ce dimanche 25 octobre, le geste délibéré tient en une phrase : monter se coucher à 22h au lieu de 23h, sans écran, en sachant que l’heure gagnée la nuit précédente est déjà dans votre poche. Vous ne vous privez de rien. Vous ne faites que replacer un créneau là où il sert.
Chaque semaine, je partage dans la newsletter d’Addict Beauté les pièces de lingerie française qui valent leur prix, les matières qui tiennent vraiment la journée et les petits rituels qui changent une soirée d’automne. Pas de catalogue, pas de leçon de morale : des conseils de styliste, concrets, à lire pendant la pause déjeuner. Inscrivez-vous, c’est gratuit.
La bonne matière pour un rituel d’intérieur chauffé
C’est là que la plupart des sélections d’automne se trompent. Elles proposent de la dentelle rigide et des bustiers construits, pensés pour être vus sous une veste, pas pour une soirée passée en partie sous un plaid dans un appartement chauffé à 20 degrés. Résultat : ça gratte aux emmanchures, ça marque sous les bretelles, et la pièce finit par être enlevée pour de mauvaises raisons.
Le raisonnement utile est thermique autant qu’esthétique. Trois familles de matières fonctionnent vraiment pour ce créneau :
- La maille seconde peau, modal ou microfibre fine, qui ne crée aucune épaisseur sous un peignoir et reste tiède au contact. Etam et Undiz en proposent des caracos et des ensembles très simples, dans des budgets de 15 à 35 €, et c’est exactement le registre qu’il faut ici : confortable sans être négligé.
- Le velours, en bandeau ou en caraco, parce qu’il absorbe la lumière des lampes basses au lieu de la renvoyer comme le satin. Un détail, mais qui fait toute la différence dans une pièce éclairée à la bougie.
- La soie doublée, ou la soie associée à une maille, chez une maison comme Simone Pérèle, Ysé ou Livy. La soie seule est fraîche au premier contact ; doublée, elle garde le tombé sans l’effet glacé.
Quant à la dentelle, elle a toute sa place à condition de choisir la bonne. Une dentelle de Calais-Caudry stretch, celle que travaillent Simone Pérèle, Aubade ou Lise Charmel, est tissée pour suivre le corps sans scier la peau ; c’est la différence entre une dentelle de savoir-faire et une dentelle d’apparence. Dans le même registre, Marjolaine, maison française spécialiste de la soie et des mailles nobles, reste une bonne adresse quand on cherche une pièce d’intérieur qui ne ressemble pas à un déguisement de soirée. Une pièce de rituel se choisit comme un vêtement, pas comme un costume.
Votre dimanche 25 octobre, concrètement
Pas de méthode en dix étapes, juste quatre décisions à prendre avant que la nuit tombe :
- Éteignez le plafonnier vers 17h30 et ne gardez que des sources lumineuses basses, sous 1,50 m. La pénombre précoce cesse d’être subie dès qu’elle est choisie.
- Avancez le dîner à 19h. Un repas tardif suffit à repousser la soirée d’une heure et à la transformer en veillée fatiguée.
- Mettez les téléphones à charger dans l’entrée, pas sur la table basse. C’est la seule règle de la soirée, et elle suffit.
- Montez à 22h. Vous avez une heure d’avance sur le reste de l’année : utilisez-la en haut de l’escalier, pas devant un troisième épisode.
Et si l’envie n’est pas là ce soir-là, elle n’est pas là, et ce n’est pas un symptôme. Un créneau réservé à deux reste du temps gagné, même sans programme. Le vrai geste, cette semaine, c’est d’ouvrir le tiroir à lingerie avant dimanche, de sortir la pièce la plus confortable que vous possédez et de la poser sur le lit. Le reste se décide sur place, à la lumière d’une lampe, avec une heure d’avance.







